Dans les méandres de l’esprit – « Ne fais confiance à personne » de Paul Cleave 

Je vous parle aujourd’hui du nouveau livre de Paul Cleave « Ne fais confiance à personne ». Vous avez peut-être entendu parler ou lu son très bon premier livre « Un employé modèle » qui l’avait fait connaître.

Après avoir été conquise par ce premier ouvrage, je vous livre mon avis sur ce nouveau livre après un petit résumé.

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Ne fais confiance à personne, de Paul Cleave, éd. Sonatine

Résumé  : 

Quatrième de couverture  : Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes et favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Avis  : 

Jerry Grey est un écrivain célèbre dont le pseudonyme est Henry Cutter. Il a tout pour être heureux entouré de son épouse Sandra et de sa fille Eva. Seulement voilà, sa vie va basculer lorsqu’à seulement quarante-neuf ans, Jerry apprend qu’il est atteint d’un Alzheimer précoce, le Grand A, le Capitaine A comme il l’appellera.

Et alors que la maladie s’installe, sournoise et rapide, Jerry se met à affirmer qu’il a tué plusieurs femmes.

Personne ne veut le croire évidemment, il a Alzheimer, il est auteur de romans policiers. Comment croire qu’il puisse dire la vérité. Tout le monde pense qu’il mélange fiction et réalité à cause de cette maladie.

Pour faire face à ce qui le ronge dont il sait qu’elle ne lui laissera que peu de répit avant d’engloutir les souvenirs de toute une vie, Jerry décide de tenir un journal «  Le carnet de la folie  » dans lequel il s’adresse au Jerry du futur.

Je n’avais encore jamais lu de thrillers ayant pour thème la maladie d’Alzheimer. J’ai lu quelques livres dans lesquels il était question aussi de perte de mémoire, je pense notamment à «  Shutter Island  », livre auquel il est d’ailleurs fait référence sur la quatrième de couverture ou bien encore, à «  Avant d’aller dormir  ». Outre le fait de prendre appui sur une maladie qui fait perdre tout repère, l’originalité de ce thriller signé Paul Cleave à qui l’on doit également le très bon «  Un employé modèle  » tient aussi au fait que l’auteur ait décidé de jouer sur la dualité qu’il peut y avoir entre l’écrivain et la personne qu’il est dans la vie réelle.

Alors que le personnage principal doute de lui-même, comment parvenir à croire en ce qu’il avance. Jerry est-il vraiment coupable des meurtres qu’il pense avoir commis  ? Se les approprie-t-il parce qu’il est auteur de romans policiers  ?

Quelles certitudes peut-il, pouvons-nous avoir quant à sa culpabilité alors que sa mémoire lui fait défaut, que ses souvenirs s’étiolent  ?

Se peut-il que Jerry dise vrai. Après tout, Jerry-Henry est auteur de romans policiers, il est capable d’élaborer des scénarios

Alors que ni son entourage ni la police ne croit en sa culpabilité, des preuves qui pourraient bien venir corroborer ses dires commencent à s’amonceler plongeant un peu plus Jerry dans la folie.

L’auteur réussit avec brio à faire susciter de l’empathie pour Jerry. Comment ne pas être touché par ce qui lui arrive, cette dégringolade fulgurante. La perte de la mémoire, l’oubli de son passé, des gens qui nous sont chers est certainement l’une des choses les plus terribles qui puissent nous arriver.

Paul Cleave décrit parfaitement les périodes de lucidité et périodes d’oublis, d’absence qui rythment la vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il les alterne, joue avec afin de semer le trouble dans la tête du lecteur qui ne saura plus ce qu’il doit croire jusqu’à ce que le fin mot de l’histoire lui soit livré, une fin à laquelle on ne veut pas croire, effroyable  !

Je remercie les éditions Sonatine qui m’ont permis de découvrir ce livre en avant-première.

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