Etat second – « Le somnambule » de Sebastian Fitzek

Je vous parle aujourd’hui du nouveau livre de l’auteur allemand Sebastian Fitzek « Le somnambule ».

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Le somnambule, de Sebastian Fitzek, éd. Archipel

Résumé  :

Quatrième de couverture  : Enfant, Leo Nader était victime de crises de somnambulisme. Si intenses qu’on l’avait contraint à consulter un psychiatre, le docteur Volwarth.  Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que son épouse a été agressée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter. Il tente de la retenir, mais elle s’enfuit.  Leo, qui se croit coupable, décide de retourner voir son psy. Ce qu’il va découvrir ira bien au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer…

Avec ce nouveau roman, Sebastian Fitzek renoue avec la veine du thriller psychologique qui avait fait de Thérapie, son premier roman, un succès.

Avis  : 

J’ai découvert Sebastian Fitzek avec son excellent premier livre « Thérapie »  qui a conquis bon nombre de lecteurs. J’en ai lus par la suite deux autres « Le briseur d’âmes » et « Le voleur de regards » qui m’avaient plu sans qu’ils ne parviennent à m’enthousiasmer autant que le premier.

J’attendais donc beaucoup du dernier livre de l’auteur qui nous promettait de renouer avec « Thérapie », avec ce thriller psychologique qui avait fait son succès.

Je ne vais pas laisser le suspense planer plus longtemps, « Le somnambule » m’a particulièrement plu.

L’auteur y évoque une pathologie pour le moins intéressante dans ce thriller psychologique, une pathologie qui fascine autant qu’elle effraie de par sa complexité et le manque de connaissances que l’on a à son sujet  : le somnambulisme.

Dans son nouveau livre, Sebastian Fitzek nous immerge dans la vie de Leo Nader, un jeune homme souffrant de somnambulisme depuis sa prime enfance. A l’issue d’une thérapie qu’il a suivie avec un psychiatre de renom, le docteur Volwarth, les crises de somnambulisme qui rythment ses nuits ont cessé.

Mais quelques années plus tard, alors qu’il se croit guéri, Leo se réveille un matin et constate avec incrédulité que son épouse Nathalie a été victime d’une agression. Son visage présente des ecchymoses et l’un de ses ongles semble avoir été arraché.

Nathalie fuie sans aucune explication, sans que Leo ne puisse confirmer ce qu’il craint.

Au vu de la situation, Leo est convaincu qu’il est à nouveau victime de crises de somnambulisme pendant lesquelles il serait violent.

Dès lors, il n’aura comme autre solution que de découvrir par lui-même s’il est ou non responsable de la disparition de son épouse.

A travers ce thriller, l’auteur explore cette pathologie qui finalement est d’une complexité inouïe, décrite dans le monde scientifique comme un troisième état, à mi-chemin entre l’éveil et le sommeil.

« Le somnambule » m’a fortement rappelé l’excellent livre de Franck Thilliez « Rêver » dans lequel l’auteur explore l’imbrication des rêves dont il avait déjà été question dans le film « Inception ».

Sans exploiter le même sujet, les deux auteurs essaient de semer le doute dans l’esprit de leurs lecteurs en jouant sur la difficulté que les états seconds induisent  : le doute.

L’on se demande sans cesse si les événements dont il est témoin sont réels ou s’il s’agit d’événements qui n’ont jamais existé, fruits de l’imagination de Leo.

L’on se questionne sur la véracité desdits événements, sur la possible folie de Leo.

Ce livre m’a également fait penser à «  Rosemary’s baby  » sans que le sujet ne soit le même, avec cet immeuble dans lequel Leo et Nathalie ont élu résidence, lequel a été conçu par un célèbre et excentrique architecte. Cet immeuble n’est pas sans me rappeler celui dont lequel Rosemary et son époux avait eux aussi décidé de poser leurs valises, un immeuble qui dans les deux cas est un personnage à part entière. L’atmosphère qui y règne est semblable, les habitants plus que louches.

L’auteur arrive avec brio à nous faire nous sentir concernés par les déboires de Leo, par les questions qu’il se pose, les réponses auxquelles il doit faire face. On suit Leo pas à pas, en essayant de démêler le vrai du faux, la réalité de la fiction en se demandant si on doit lui faire confiance ou si l’on est en train de sombrer dans la folie la plus totale avec lui.

« Le somnambule » est un livre retors, à l’intrigue aussi complexe que bien ficelée, addictif, angoissant.

Et vient la chute finale, une chute vertigineuse, à vous glacer le sang.

Une fois ce livre ouvert, vous risquez bien de ne pas trouver le sommeil ou peut-être que si mais prenez garde, vous n’êtes pas à l’abri d’un épisode de somnambulisme  !

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