Passé/présent – « Selfies » de Jussi Adler-Olsen

Nouvelle chronique dédiée au septième tome des fameuses enquêtes du département V de l’auteur danois Jussi Adler-Olsen intitulé « Selfies ».

Je remercie les éditions Albin Michel qui m’ont fait parvenir ce septième tome tant attendu.

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Selfies, de Jussi Adler-Olsen, éd. Albin Michel

Résumé  :

Quatrième de couverture  : Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une. L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Morck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus que jamais indispensable, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé…

Avis  : 

« Selfies » est le septième opus des aventures du département V, département qui s’occupe des affaires non résolues, un septième tome dans lequel son auteur Jussi Adler-Olsen nous offre une triple intrigue.

La première histoire concerne une affaire dans lequel présent et passé se mêlent. Un modus operandi identique va aiguiller les enquêteurs.  La découverte d’une femme retrouvée dans un parc de Copenhague le crâne fracassé va donner lieu à un rapprochement avec un crime non résolu perpétré une vingtaine d’années plutôt.

La deuxième enquête tourne autour de jeunes femmes un peu paumées qui usent de procédés peu orthodoxes pour bénéficier d’aides sociales. Nous suivons plus particulièrement trois jeunes femmes, Denise, Jazmine et Michelle qui se sont rencontrées dans la salle d’attente de leur centre d’aide-sociale et n’ont pour seule perspective reluisante que participer à une émission de télé-réalité pour s’offrir la vie dorée dont elles rêvent. C’était sans compter sur l’apparition d’un tueur en série qui a pour cible ces jeunes femmes qui représentent pour lui des parasites dont la société se passerait très bien.

La troisième histoire ou la troisième intrigue concernera quant à elle Rose, l’assistante de Carl qui va donner encore une fois du fil à retordre à ce dernier et à Assad. La jeune femme va sombrer dans une espèce de psychose et demander à être internée dans un établissement psychiatrique. Carl, Assad et les sœurs de cette dernière se sentiront coupables de ne pas avoir su déceler les signes avant-coureur de cette dégringolade et n’auront d’autre choix que de s’entraider pour tenter de découvrir la cause de ses tourments qu’il faudra chercher dans un passé peu joyeux.

Mais le département V va de nouveau être confronté à des restrictions budgétaires. Le fameux département V serait-il en passe de voir ses portes fermées, son taux de réussite étant passé comme par magie de 65 à 15%. Qui se cache derrière ce pourcentage erroné, qui aurait intérêt à ce que le département V voit son budget fondre comme neige au soleil  ?

Je suis ravie d’avoir retrouvé ce trio de choc composé de Carl Mørck, chef du département V et de ses assistants Assad et Rose. Ce trio qui fait que les livres de Jussi Adler-Olsen sont ce qu’ils sont, qu’ils ont une saveur toute particulière, un charme certain. Cette équipe, je m’y suis attachée et je la retrouve à chaque fois avec plaisir avec l’espoir d’en connaître un peu plus à chaque fois sur chacun d’eux, Rose en l’occurence.

J’apprécie toujours autant les touches d’humour disséminées ça et là par Adler-Olsen. Je pense entre autres aux dictons ou aux comparaisons faites par notre cher Assad notamment avec ses histoires de dromadaires qu’il est souvent le seul à comprendre, laissant souvent son chef dubitatif quant à leur sens mais qui ne manquent jamais de nous faire esquisser un sourire. Et gare à celui qui ne respecte pas nos amis les dromadaires ! Les lecteurs d’Adler-Olsen me comprendront.

Comme à son habitude, l’auteur cible parfaitement les travers de la société globalement mais plus spécifiquement ceux du Danemark et les exploite avec brio pour nous offrir un thriller complexe, original, pointu. Adler-Olsen nous en apprend beaucoup sur la jeune danoise, ce que le manque de perspectives peut engendrer, sur l’impact d’un passé que l’on croit révolu sur le présent.

Avec une écriture toujours fluide et agréable, l’auteur nous embarque dans ce livre écrit d’une main de maître.

A l’année prochaine Monsieur Adler-Olsen !

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4 commentaires

    1. Tu devrais y remédier, c’est un très bon auteur. Par contre, je n’ai lu que trois de ses livres et pas dans l’ordre ce que je ne préconise pas même si je n’ai pas trouvé ça dérangeant outre mesure. Reste que le trio dont je parle a une histoire, qu’elle évolue évidemment et que c’est mieux pour la comprendre 🙂

      Aimé par 1 personne

      1. 😀 Comme je te comprends, je me dis la même chose. Il y a tellement de livres qui me tentent, entre ceux de ma PAL et ceux qui paraissent tous les mois. Je souhaiterais aussi lire certains classiques que je n’ai pas lus mais je ne trouve jamais le temps…

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