Drame en trois actes – « Serre-moi fort » de Claire Favan

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de « Serre-moi fort » de Claire Favan, livre dont j’ai énormément entendu parler et que j’ai eu le plaisir de lire dernièrement.

41+F41wwKJL._SX303_BO1,204,203,200_
Serre-moi fort, de Claire Favan, éd. Pocket

Serre moi fort dédicaceRésumé  : 

Quatrième de couverture : « Serre-moi fort » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.

Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.

Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

Avis  :

« Serre-moi fort » est un thriller en trois parties dans lequel se dessine un drame en trois actes, « Serre-moi fort » c’est ce que vous aurez envie de crier en refermant ce thriller diabolique.

Dans la première partie, nous suivons Nick, quinze ans dont la sœur Lana vient de disparaître sans laisser de traces. Alors que ses parents ne peuvent se résoudre à avancer, que son père noie son chagrin dans l’alcool et que sa mère se laisse mourir à petit feu, Nick se voit contraint malgré son jeune âge de prendre en charge toutes les tâches du quotidien. Nick essaie tant bien que mal de ne pas ployer sous le poids des lourdes responsabilités qui lui incombent bien malgré lui. Après s’être relevés, ses parents qui n’auront plus qu’une seule obsession, résoudre cette enquête à laquelle se sont heurtés les enquêteurs en partant sur les traces d’un tueur en série appelé l’Origamiste qui sévit depuis plusieurs années sans que la police ait jamais réussi à l’appréhender et qu’ils tiennent pour responsable de la disparition de leur fille.

La deuxième partie quant à elle est centrée sur le lieutenant Adam Gibson qui après le décès de son épouse, doit se remettre en selle avec une enquête des plus complexes. Un abominable charnier a été découvert par hasard dans l’Alabama par des enfants qui jouaient dans une forêt. Adam devra, aidé de son équipe, rendre à chacune des femmes assassinées découvertes son identité et découvrir les circonstances de sa mort ainsi que bien évidemment l’identité de celui qui lui a réservé un si funeste destin. L’enquête s’annonce éprouvante d’autant que la relation d’Adam avec ses deux enfants et surtout avec sa fille aînée n’est pas au beau fixe. Cette dernière lui reproche son absence dans les moments difficiles qu’elle et son frère ont dû affronter, dans cette période de deuil mais aussi les incartades qu’il a commises alors que leur mère agonisait. Incapable de remédier à ses erreurs passées, Adam n’aura comme seul choix que de se donner corps et âme dans cette enquête.

Chapeau bas à l’auteur qui dans ces deux premières parties particulièrement nous offre une dissection pointue de la psychologie des personnages.

L’auteur nous plongera dans le cerveau torturé et dérangé sans rien nous épargner de la noirceur qui y règne. Elle fera de nous lecteurs, les complices impuissants de ce serial killer qui n’a pas dit son dernier mot.

Claire Favan nous fera prendre part à cette lutte acharnée, cette lutte psychologique que vont se livrer Adam et le serial killer dont nous connaissons à ce stade l’identité.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai déjà lu énormément de thrillers et que les ficelles des écrivains m’apparaissent parfois assez rapidement, mais j’ai assez rapidement deviné de quoi il retournait et de fait la surprise magistrale concoctée par l’auteur à la fin de la première partie n’a pas été pour moi aussi spectaculaire que prévue.

Cela dit, je n’ai pas boudé mon plaisir d’autant que l’intérêt de ce livre n’est pas uniquement lié à ce retournement de situation, encore heureux, sinon toute la deuxième partie serait superflue ce qui n’est absolument pas le cas.

Et là que dire de la troisième et dernière partie, de cette fin à laquelle je ne m’attendais absolument pas. Mais où l’auteur va-t-elle chercher de telles idées, comment peut-elle infliger à ses lecteurs un tel supplice, comment peut-elle sciemment les plonger dans de tels tourments  ! Car oui chers futurs lecteurs cette troisième partie ne vous laissera assurément pas indemnes de toutes séquelles psychologiques, cette troisième partie vous la lirez en apnée en vous demandant quand est-ce que vous allez pouvoir vous oxygéner à nouveau et quand vous prendrez une bouffée d’oxygène, et vlan, l’auteur vous en privera à nouveau illico et ainsi de suite jusqu’au point final qui mettra fin à vos souffrances, ou pas…

Allez Madame Favan, on vous serre fort et on ne vous lâche plus  !

Publicités

1 commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s