Quand passé et présent ne font qu’un – « Les assassins » de R.J. Ellory

Je vous présente aujourd’hui l’un des livres d’un auteur dont j’avais beaucoup entendu parler et que je désirais découvrir depuis un certain temps «  Les assassins  » de R.J. Ellory, auteur mondialement connu que l’on ne présente plus.

Après un petit résumé, je vous parle plus en détails de ce thriller de pas moins de six cents pages que j’ai englouti en un rien de deux.

Je remercie les éditions Le livre de poche qui m’ont fait parvenir ce livre.

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Les assassins, de R.J. Ellory, éd. Le livre de poche

Résumé  :

Quatrième de couverture  : New York, 2006. Quatre homicides sont commis en quinze jours, selon des modes opératoires très différents. Seul John Costello, documentaliste inépuisable sur les tueurs en série, voit un lien entre eux. Il a en effet découvert que chacun des meurtres a été perpétré à une date anniversaire, celle d’un célèbre crime exécuté par un serial killer, d’après une procédure rigoureusement identique. Épaulé par Ray Irving, détective au NYPD, et Karen Langley, journaliste au City Herald, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier.

Avis  : 

Tout commence en novembre 2006 par la découverte sous des arbres du cadavre d’une adolescente, la tête enfoncée, le corps emballé dans du plastique. Cette enquête sera confiée à Ray Irving, inspecteur au NYPD. Trois autres crimes vont être perpétrés en l’espace de quinze jours. Si la police ne fait pas le rapprochement entre ces homicides, lesquels ont d’ailleurs été confiés à quatre commissariats distincts, John Costello, lui, comprend très rapidement que malgré un modus operandi différent à chaque fois, ils sont en fait l’oeuvre d’un seul et même individu. Il s’agirait donc d’un serial killer qui selon John reproduirait qui plus est à l’identique des crimes commis autrefois par d’autres tueurs en série. Comment le sait-il  ? Il le sait pour la simple et bonne raison qu’il en est un rescapé. Ce dernier a réchappé à un tueur en série ayant sévi au milieu des années 1980. Se présentant lui-même comme étant « Le marteau de Dieu », celui-ci s’attaquait à de jeunes couples dont il voulait expier les pêchés charnels.

John Costello en connaît un rayon sur les tueurs en série car il n’a cessé depuis lors de s’intéresser de près, voire de manière obsessionnelle, à cette catégorie de criminels, une façon pour lui de ne pas sombrer dans l’abîme. Aussi fasciné qu’intrigué par les connaissances de Costello sur le sujet, Irving lui demandera de lui prêter main forte dans la résolution de cette enquête qu’il craint de ne pouvoir résoudre seul.

S’en suivra une course contre la montre pour tenter de découvrir qui se cache derrière ce copycat qui sera désigné comme étant le « Commémorateur ».

L’auteur a réalise en amont d’importantes recherches sur certains serial killers qui ont jadis semé la terreur aux Etats-Unis, un travail de fond sur leurs motivations, leurs personnalités respectives ainsi que sur les séquelles d’ordre physique et psychiques auxquels sont confrontées les victimes ayant réchappé à de tels criminels. Par le biais de ce thriller/polar, Ellory tente de saisir ce phénomène qui fascine autant qu’il inquiète, de le cerner un peu mieux sans omettre le côté fiction, faits divers réels et fictions étant imbriqués avec brio par Ellory.

Ce livre évoque donc les crimes commis par un certain nombre de tueurs en série et notamment l’un des plus tristement célèbres qu’ait connu l’Amérique, le «  Zodiaque  », lequel n’a jamais officiellement été identifié. Avant même qu’il en soit question dans le livre, l’atmosphère de celui-ci m’avait fait penser au film Zodiac dans lequel l’enquête était menée par un journaliste chevronné incarné par le très bon Jake Gyllenhaal.

Les personnages sont dépeints avec soin, ce qui accroit l’attachement du lecteur et son immersion dans le livre. Irving tout d’abord, un policier solitaire dévoué à son métier qui ne recule devant rien pour mener à bien les enquêtes qui lui sont confiées. Costello ensuite, un solitaire d’un tout autre genre qui vit en marge de la société depuis qu’il a réchappé lui-même à un tueur en série. Grâce à une mémoire quasi-eidétique, ce dernier au fil des ans a retenu les dates auxquelles les crimes ayant été perpétrés par les serial killers ont été commis ainsi que les détails de chacune des scènes de crimes. Sans oublier, Karen Langley, journaliste au City Herald qui fera office d’intermédiaire entre John qui travaille pour elle et Irving, avec lequel elle jouera d’ailleurs au chat et à la souris.

Ellory sème le doute dans l’esprit du lecteur quant à l’identité du serial killer que l’on traque en même temps que ceux qui mènent l’enquête, nous conduisant sciemment vers de fausses pistes pour nous offrir au bout des quelque six cents pages que compte ce livre et dans lesquelles on retient son souffle, une fin en apothéose à laquelle on ne se serait pas attendu.

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