Glaçant – « Le cri » de Nicolas Beuglet

Aujourd’hui je vous parle d’un auteur que l’on cite beaucoup en cette rentrée littéraire 2016, Nicolas Beuglet. Plus connu dans le monde audio-visuel en qualité notamment de scénariste, Nicolas Beuglet après un livre qui avait peu fait parler de lui « Le premier crâne », signe avec son nouveau livre intitulé « Le cri » un excellent thriller qui ravira les aficionados du genre. Après un petit résumé concocté par mes soins, je vous livre mon avis sur ce thriller coup de coeur dont la lecture m’a enchantée.

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Le cri, de Nicolas Beuglet, éd. XO

Résumé  :

Par une nuit glaciale, Sarah, enquêtrice chevronnée à Oslo est appelée pour se rendre dans l’hôpital psychiatrique de Gaustad, théâtre d’une scène de crime. Le plus ancien pensionnaire de l’hôpital a été retrouvé mort dans sa chambre. Ledit patient se serait suicidé en s’étranglant de ses propres mains. Peu convaincue par cette hypothèse on ne peut plus improbable et interpellée par d’autres éléments suspects, notamment une cicatrice formant le nombre 488 sur le front de la victime, la nervosité que semble éprouver le personnel de l’hôpital concernant ce patient à l’identité inconnue enfermé depuis 36 ans en ces lieux, Sarah se lance dans cette enquête qui la mènera de Londres, à l’île de L’Ascension, de mines dans le Minnesota au vieux Nice. Au cours de son enquête, elle croisera le chemin de Christopher, journaliste d’investigation français. Leur enquête leur fera explorer d’anciens projets ultrasecrets entrepris jadis par la CIA et se pencher sur une question jusqu’alors jamais résolue, la vie après la mort  !

Avis  : 

Je vous le dis immédiatement, une fois entre vos mains, vous ne saurez lâcher ce livre on ne peut plus addictif  ! Ce livre est une très belle surprise car il cumule tous les ingrédients d’un très bon thriller.

Comme vous le savez si vous suivez mon blog, j’aime beaucoup les thrillers psychologiques ainsi que les thrillers/polars qui mêlent enquête/suspense et sciences. Ô joie, me suis-je dis en lisant la quatrième de couverture et ultérieurement au cours de ma lecture car celui-ci combine tout ce que j’aime. Cette lecture m’a d’ailleurs un peu fait penser à du Thilliez qui allie toujours thriller et sciences sans ses livres.

Nicolas Beuglet n’a pas pris l’écriture de son livre à la légère, c’est le moins que l’on puisse dire. Il a certainement dû s’y donner corps et âme pour nous offrir un livre aussi bien documenté.

J’ai littéralement été happée par cette lecture dont l’atmosphère est oppressante à souhait, le suspense palpable de bout en bout. Cela tient bien évidemment à l’histoire elle-même qui débute par un crime commis dans un hôpital psychiatrique, cadre propice à un thriller, un hôpital dont on comprend rapidement qu’il s’y passe des choses pas très orthodoxes, à la limite peut-être de l’imaginable. N’oublions pas que les hôpitaux psychiatriques n’ont pas très bonne réputation surtout par le passé, à une époque où lobotomie et autres ignominies étaient monnaie courante. Mais cette atmosphère lourde, pesante, relève aussi de l’écriture de l’auteur, une écriture nerveuse, qui sert ce thriller à merveille. De plus, les événements s’enchaînent à un rythme effréné, ne laissant aucun répit au lecteur qui de surprise en surprise, d’angoisse en angoisse, de doute en doute, de stupéfaction en stupéfaction ne pourra se défaire de ce livre avant que ne lui soit livré le fin mot.

Les personnages principaux Sarah et Christopher sont très attachants. Sarah de par sa force, sa témérité derrière lesquelles elle dissimule sa fragilité, Christopher de par l’amour inconditionnel qu’il voue à son neveu qu’il élève en qualité de père après le décès « accidentel » de ses parents, amour qui lui fera affronter l’inimaginable.

Pour parfaire le tout, l’auteur a évidemment intégré une romance dans son livre entre les deux personnages principaux, un amour naissant qui les aidera à affronter les terribles embuches auxquelles ils vont être confrontés au cours de leur quête et enquête.

Un livre maîtrisé à tous points de vue qui à mon avis, pourrait très bien faire l’objet d’une adaptation cinématographique tant il s’y prête bien.

Je ne saurais que vous conseiller ce livre au titre révélateur de l’effroi qui nous assaille en le lisant (un titre qui fait sans aucun doute référence à l’œuvre « Le Cri » de l’artiste norvégien Edvard Munch), un livre que j’ai lu étreinte par un sentiment d’impériosité de le finir pour en connaître l’issue et dont on ne saurait sortir indemne !

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